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Article de la Gazette

Le Monde d'Eforom : Episode 1 : Ils attaquent...

Eragon. La République Indépendante d’Eragon. Terre vaste et peuplée des royaumes de l’est, l’une des rares contrées habitées à ne pas posséder de dirigeants.
C’est dans ce pays que tout va commencer, car c’est là qu’habite nos héros. Il y a, dans un premier temps, Jivé. Cette jeune fille au teint légèrement bronzé et aux cheveux bruns est l’une des personnes les plus intelligentes de son pays : renommée pour sa culture et sa sciences infuse, elle est passionnée par l’Histoire d’Eforome. Personne ne peut défaire Jivé de son jeune frère, Powun, un très jeune garçon blond et au teint pâle : l’inverse même de sa sœur. Timide et réservé, il ne parle que très peu, se contentant de vivre dans l’ombre de Jivé.
Enfin, Côme, un garçon du même âge que Jivé. Ami d’enfance de la première nommée, il est narcissique sur les bords, et d’une flemme sans pareille.
L’histoire de ces jeunes gens commence un matin comme les autres. Le soleil ne brille pas, et la pluie menace de s’abattre à chaque instant. Il est 8H du matin. Jivé s’éveille.

Comme toutes les jeunes filles de son âge, elle prend le temps qu’il faut dans sa salle de bain pour être ce qu’elle qualifiera de « présentable ». Oh ! Bien sûr, Jivé n’était pas superficielle. Elle était belle, certes, mais n’en jouait pas. Depuis toujours, elle privilégiait la sciences et la beauté, malgré tout ce que Côme pouvait lui dire.
Comme tous les matins, elle réveilla son frère, tendrement emmitouflé dans ses couettes. Après quelques ronchonnements, le blondinet se résigna tout de même à se réveiller. Il mit beaucoup moins de temps que sa sœur à se préparer, et descendit dans la cuisine pour prendre son petit-déjeuner en compagnie de Jivé.
Comme tous les jours à 11H, on sonna à la porte, et sans attendre une quelconque réponse, elle s’ouvrit comme par magie pour laisser entrer un jeune homme aux vêtements impeccables, à la coiffure parfaitement soignée et à l’odeur délicatement fruitée.
Comme tous les jours, Jivé, Powun et Côme se retrouvaient.
C’était le début de l’automne, et l’été avait été rude pour Eragon. L’absence de chef n’était pas un problème pour les relations entre les habitants, mais ça l’était pour ce qui concerne l’organisation du pays : qui faisait quoi ? Cette question restait toujours en suspend, malgré les nombreuses réunions d’information ayant eu lieu pour organiser le territoire. Alors, comme personne ne semblait enclin à cultiver les terres du pays, les habitants avaient trouvé un accord avec le pays frontalier, l’Etat SdA, pour qu’ils cultivent leurs terres, en échange d’argent. Depuis longtemps, désormais, Eragon et SdA vivaient en paix et entretenaient des relations particulièrement bienveillantes et chaleureuses. Mais auparavant, ces deux pays ne formaient qu’un seul et même territoire : La Terre du Milieu. Pendant plusieurs siècles, la guerre fit rage entre les habitants de l’Est, haineux à toute forme d’autorité supérieure, et les habitants de l’ouest, vénérant leur souverain comme s’il était un Admin. Les écrits de l’époque ne sont pas clairs sur qui était ce souverain respecté, mais ils le sont quant à ce qu’il s’est passé lors de la division de cette Terre. Un jeune habitant de l’Est décida un jour de partir seul vers l’Ouest. Il parvint, par la ruse et la terreur, à faire abandonner son trône au souverain. Ce jeune héros, qui répondait au nom de Dylan, devint alors Empereur de la Terre du Milieu.
Bien entendu, la guerre s’apaisa, car les gens de l’est reconnurent enfin Dylan comme souverain. Mais celui-ci n’était pas du même avis : il s’était battu pour l’indépendance, et sa terre natale aurait l’indépendance : ainsi, il déclara la Bataille pour la Terre du Milieu terminée, et la sépara en deux, pour créer la République Indépendante d’Eragon, et l’Etat SdA, où il resta souverain incontesté et incontestable.
Bref, revenons en à Eragon, où, en ce jour, une délégation de SdA venait apporter la nourriture dans la ville où nos comparses habitaient. Ils se rendirent au centre ville où bon nombre de personnes se trouvait déjà là.
- Tiens, salut vous trois !
Une voix familière les interpela. Ils se retournèrent à l’unisson et virent Jipe, un vieil homme au visage cicatrisé, au crâne dégarni, au front ridé et aux reliques capillaires blanches, leur faire Cygne.
- Salut Jipe, lui lancèrent Jivé, Powun et Côme.
Comme tous les habitants de la ville, il était là pour le ravitaillement.
- On se croirait au temps de la guerre, à compter ce qu’on bouffe et à faire gaffe de pas empiéter sur la ration de son voisin… Vraiment, on devrait penser à foutre un dirigeant à Eragon pour qu’on puisse arrêter de dépendre d’SdA. On fait pitié.
- Dit-il, alors qu’il y a de ça très longtemps, Monsieur Jipe militait pour l’indépendance d’Eragon.
Un autre homme arrivé, vêtu de noir, la cigarette à la bouche et des lunettes de soleil aux yeux, et ce malgré les nuages noirs qui ne cessaient de s'épaissir. Cet homme s’appelait X-Side, et était de ceux qui imposaient le silence sans le demander. Il critiquait à tout va, sans réelle raison. Il était l’archétype du personnage haïssable.
Il tira une fois de plus sur sa cigarette et souffla dans la tête de Jipe. D’une voix prétentieuse, il ajouta :
- Quel est l’intérêt de servir les forces armées d’Eragon pour sa libération si c’est pour pleurer, des années plus tard, que rester sous l’influence de l’empereur était une bonne chose ?
Il sourit et remit sa cigarette à la bouche. Jipe serra les dents et les poings
- Tu n’étais encore qu’un gamin quand la guerre a pris fin, X-Side, et ce que tu en sais ne dépasse pas ce que les livres en disent. La plupart d’entre nous voulait simplement un régime plus juste envers la communauté de la région Eragon. Si Dylan « le traître » n’avait pas décidé de nous foutre dans la merde en nous excluant de l’empire et de ne penser qu’à sa petite personne en restant à la tête d’SdA, nous n’en serions pas à compter le moindre grain de riz que l’on voit. Le but de la guerre n’était pas de libérer Eragon, mais de la faire compter aux yeux de l’empire du milieu.
- Bien sûr, c’est ce que les vieux dans ton genre radotent pour donner un semblant de légitimité à ce qu’ils ont fait, lança simplement X-Side dans un nouveau nuage de fumée.
- Tiens j’ai une idée ! Et si vous arrêtiez de vous battre dès que l’occasion se présente ?
Une troisième voix vint se mêler à la dispute entre X-Side et et Jipe. Adrien « Le Troisième », un jeune homme sympathique de la ville, venait, lui aussi, chercher son dû. Il n’aimait pas le conflit, et n’aimait pas le changement : pour lui, la situation était très bien comme elle était.
- Jonatanio va arriver d’une minute à l’autre ! Ca ne serait pas mal, pour une fois, qu’il arrive dans un climat paisible, vous ne trouvez pas ? dit-il dans un sourire joyeux.
Jipe grogna une sorte d’insulte et se mêla à la foule, tandis que X-Side disparut derrière un de ses nuages de fumée. Le sourire d’Adrien ne s'évapora pas pour autant, et il entama la discussion avec Jivé, Powun et Côme jusqu’à ce que le dénommé Jonatanio arrive.
- LEGUMES, FRUITS, CEREALES, BOISSONS, SUCRERIES, CHOUCROUTE, MEDICAMENT SPECIAL « ANTI-ONGLE INCARNE », PRODUITS EN TOUT GENRE : LE MEILLEUR D’SDA EST CHEZ JONATANIO ! Demander, c’est trouver !
L’annonce finie, c’est un véritable raz-de-marrée qui fonça vers la caravane de Jonatanio, qui croulait sous les demandes en tout genre et les billets qu’on lui donnait. Oui, vraiment, tout se passait comme d’habitude… Enfin… Presque.

La pluie s’abattit tout à coup sur Eragon, obligeant la plupart des habitants à terminer rapidement leurs achats et de rentrer chez eux, ce que Jivé et Powun firent, quittant Côme au détour d’une rue. La nuit venue, le tonnerre grondait, et il se passa quelque chose d’inédit sur Eragon.
Jivé fut réveillée par des hurlements et des bruits de pas précipités. Elle regarda par la fenêtre et fut éblouie par les flammes qui embrasaient les bâtiments alentours. Elle enfila rapidement des vêtements et alla réveiller son frère. Après lui avoir expliqué rapidement ce qu’il se passait, il tendit la main vers ses vêtements pour s’habiller à son tour.
- Pas le temps, dit-elle. Prends ton blouson, et suis-moi.
Powun obéit et se précipita hors de la maison, sur les talons de sa sœur.
A la lueur des feux qui continuaient de brûler malgré la pluie battante, elle voyait des gens courir dans tous les sens, fuyant quelque chose qui se dirigeait vers Jivé et Powun. Des exclamations moqueuses, des explosions de rire, des vociférations d’insultes leurs parvenaient.
Une foule serrée de personnes cagoulées, avançant d’un même pas, traversait lentement la ville, saccageant tout sur leur passage. La foule criait et sifflait dans un déchaînement d’allégresse.
Côme accourut vers Jivé et Powun. Il était essoufflé et parlait avec un ton paniqué.
- J’ai eu peur que vous vous ne soyez pas réveillés ! C’est horrible !
- Ouais… dit Jivé, les yeux rivés vers les personnes cagoulées. Qu’est-ce qu’ils sont… ? Pourquoi ils font ça ?
Pendant sa question, Côme les avait emmenés loin de la foule qui continuait d’avancer malgré les hommes de la ville qui tentaient de les arrêter. Pendant leur fuite, Côme répondit à Jivé :
- J’ai entendu Jipe parlait à Adrien sur la route. Il semble que ce sont des membres des Hôr-Charte.
- Mais… s’étonna Jivé, alors qu’ils s’arrêtèrent dans une forêt frontalière à la ville. Pourquoi s’en prennent-ils à Eragon ?
- C’est pas écrit dans tes livres ? Les Hôr-Charte se moquent de quel pays ils attaquent. Leur but est de nuire aux habitants, rien de plus ! En plus, Eragon n’est pas dirigé par un souverain…
- Donc on ne peut rien faire… ?
Côme fit non de la tête.
- Il faut attendre que le jour se lève. SdA nous viendra sans doute en aide…
Ils s’assirent tous les trois et s’adossèrent à un arbre, écoutant sans pouvoir agir les hurlements des habitants de leur ville natale.

Les minutes passèrent, les heures leur succédèrent, et rien ne semblait changer. Pire : ils durent plusieurs fois changer d’endroits pour échapper aux Hôr-Charte qui continuaient d’avancer. Puis, un bruit de pas se fit entendre derrière eux. Ils se retournèrent et virent X-Side qui, lui aussi, essayait d’échapper à l’emprise des Hôr-Charte. Côme leva les sourcils.
- Vous savez que tous les hommes sont en train de lutter contre les Hôr-Charte ? Pourquoi vous n’y allez pas ?
X-Side sourit, sortit une cigarette, l’alluma et se décida à répondre.
- Désolé les minots, mais je tiens à ma vie. Si certains sont trop stupides pour se rendre compte que leur vie vaut mieux que le pays, je n’y peux rien. Si ils sortiraient un peu de leur grotte, ils verraient que c’est la politique adoptée dans les plus grands pays de ce monde : fuir devant les Hôr-Charte, et ne surtout pas les affronter. D’ailleurs, pourqu…
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, car plusieurs personnes cagoulées venaient de faire irruption à l’endroit où ils s’étaient cachés.
X-Side cria comme une femme, lâcha sa cigarette et se mit à courir loin des Hôr-Charte, laissant Jivé, Powun et Côme face à dix Hôr-Charte, raillant et ricanant.
La suite se passa en quelques secondes. Les dix personnes fondirent sur nos trois héros mais furent soudainement arrêtés par ce qui semblait être un bouclier magique. Un petit vieil homme, à la longue barbe et aux longs cheveux blancs, aux traits sévères et marqués par l'expérience se tenait devant eux. Il portait une longue cape rouge et tenait à la main une sorte de sceptre, d’où émanait sans aucun doute le bouclier qui avait protégé les trois jeunes amis. Le vieil homme débordait cependant d’énergie, et, faisant face seul aux Hôr-Charte, il prit une position étrange de ninja.
- Ouuuuuh… Laissez ces jeunes tranquilles ! Ou vous aurez à faire à moi !
- Dégage, Papy.
La voix grinçante d’un Hôr-Charte donna la chair de poule à Jivé. Mais le vieux sage ne se démonta pas, qui sourit, et se remit en position de ninja
- Quel courage, tout de même ! Dix hommes cagoulés qui s’en prennent à des enfants.
Il brandit son sceptre et attaqua les Hôr-Charte. Peu à peu, les dix hommes disparurent, mais l’un, avant de partir, fondit une dernière fois sur les enfants, empoigna Powun, et s’enfonça dans la forêt dense et sombre, puis disparut.
- POWUN ! hurla Jivé.
Elle voulut courir après, mais le vieil homme l’en empêcha. Il n’avait plus cette fougue qu’il avait face aux Hôr-Charte, et il s’était emmitouflé dans sa cape rouge.
- Il est trop tard, jeune fille ! Il est déjà loin, à l’heure qu’il est.
- Qu’est-ce que vous racontez ? On peut encore les rattraper !
Le vieil homme ne répondit qu’au bout de quelques secondes.
- Non. Les Hôr-Charte s’enfuient vite, et il est très difficile de les arrêter, tout comme il est très difficile de récupérer leurs prisonniers. Je suis désolé.
Il leur tourna le dos et se prépara à partir, lorsque Côme, qui avait été pétrifié jusqu’alors, prit la parole.
- Vous êtes souverain d’un pays, n’est-ce pas ? Votre sceptre et votre cape… C’est ce que les Admins vous ont confié pour veiller sur un pays…
Jivé, les yeux remplis de larmes, se retourna vers le vieux.
- Mais… C’est vrai ! Et je vous reconnais ! Vous êtes Dylan !
Un sourire dépité se dessina sur le vieux visage de Dylan.
- Et alors ? Qu’est-ce que ça change ?
Jivé reprit un peu espoir.
- Aidez-moi, je vous en supplie ! Mon frère a été emmené, et je…
- Je ne suis plus assez fort, jeune demoiselle, la coupa Dylan. Je ne peux pas vous aider, désolé. De plus, je ne suis pas dans mon pays, mes pouvoirs sont très très limités. Vous protéger m’a épuisé. Et je suis assez coupé d’Eforome actuellement. Je le répète : je ne peux pas vous aider.
Il se retourna, et se prépara à partir. Mais avant de prendre la route, il ajouta :
- Néanmoins, l’Empereur d’SdA, pourra vous aider. Allez-y, et dites que Dylan vous envoie.
Jivé et Côme se regardèrent un moment, tandis que Dylan remettait correctement sa cape rouge.
- Qui est l’empereur actuel d’SdA ? hasarda Jivé.
Dylan sourit, regarda vers le ciel, et dit :
- Allons, tout le monde, ou presque, le connaît sur Eforome… L’empereur d’SdA n’est autre que naglaglasson…

07/03/2010Youghy62

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